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A la découverte du Cap en Afrique du Sud avec Jean-Christophe

Jean-Christophe, 42 ans, est professeur d’anglais dans un collège d’Ile de France. Il a récemment visité l’Argentine, le Brésil, New-York, Venise, la Grèce. Pour ce globe-trotter, les voyages permettent de prendre du recul sur sa vie, parfois de relativiser, d’élargir sa vision de l’esthétique et son rapport aux autres. De retour du Cap en Afrique du Sud, il nous raconte son séjour...

Pourquoi avoir choisi Cape Town comme destination cet hiver ?

D’abord pour son climat méditerranéen aux antipodes de l’Europe dans l’hémisphère sud. Quelle joie de fuir l’hiver européen et de profiter en avance de l’été ! Mais j’ai aussi fait ce choix car l’Afrique du Sud est le dernier morceau de terre d’Afrique… En tant que Créole, j’avais besoin de ce retour aux racines, sur ma terre lointaine d’origine… au bout du monde !

Et je n’ai pas regretté : chaque jour, au centre-ville, des maisons positivement énergisantes vous accueillent dans un déluge de couleurs lumineuses à la faveur des rayons d’un soleil d’été. Le dépaysement est réel mais la transition est douce tant la ressemblance avec la French Riviera est grande !

Que faut-il faire absolument là-bas ?

L’ascension de Table Mountain, l’une des sept nouvelles merveilles de la nature, à pied (pour les plus sportifs) ou en téléphérique. Elle offre une vue spectaculaire sur la ville et l’océan ; le coucher de soleil, depuis les hauteurs de Signal Hill, est très convivial autour d’un pique-nique avec la mer à perte de vue, mais est encore plus fabuleux d’en bas, de Camp Bay, pour ses couleurs sur les montagnes des douze apôtres… à couper le souffle !

A faire aussi une balade dans le quartier Malais de Bo-Kaap pour ses superbes maisons colorées, et bien sûr une journée au Cap Bonne Espérance. La route par la côte est déjà un enchantement : elle offre de superbes panoramas et réserve bien d’autres surprises : escale obligatoire à Simon’s Town où une colonie de manchots s’est appropriée « Boulders Beach » puis à la plage de Muizenberg pour ses surfeurs mais aussi ses requins blancs !

Au Cap Bonne Espérance, immense réserve naturelle, on croise forcément des babouins (attention, ils sont agressifs si vous avez de la nourriture !), et si l’on est plus chanceux des antilopes, zèbres, autruches… en parlant d’animaux, si vous n’avez pas prévu d’aller jusqu’au parc Kruger (au nord du pays), la réserve d’Aquila (à 2h30 de Cap Town) vous donne un bel aperçu des Big Five… !

A voir aussi, Robben Island : l’île prison de Nelson Mandela : un écrin sauvage triste mais historique.

Reserve d'Aquila. Rafraîchissement au sable. Photo A.T.JPG
Réserve d'Aquila, rafraichissement au sable - Crédit Photo : AT

Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ?

Sans aucun doute l’ouverture d’esprit, la spontanéité et la sincérité des locaux. Le propriétaire de l’appartement m’a accueilli très naturellement par un « hug », comme si j’étais son invité. Ce câlin à l’américaine surprend car il est loin de la poignée de main froide française !

Partout où je suis allé, les locaux étaient remarquablement chaleureux. Chez le traiteur, une sud-africaine, voyant que j’hésitais à choisir mon repas, m’a conseillé le Bobotie (spécialité de la région à base de viande hachée). Elle a même demandé à la vendeuse de me faire goûter avant de me conseiller d’aller aussi le découvrir au restaurant.

Lors de mes footings, les conducteurs m’encourageaient en klaxonnant et les coureurs me saluaient toujours très cordialement. Une joggeuse locale a même couru à mes côtés en me parlant comme si nous nous connaissions, avant de rejoindre des amis sur notre passage. Le culte du corps, le sport et la mode sont au cœur des préoccupations du cœur de ville et des quartiers résidentiels.

Muizenberg Plage aux requins. Photo A.T.JPG
Muizenberg, plage aux requins - Crédit Photo : AT

Qu'est-ce que ce voyage vous a apporté ?

Ce voyage m’a permis de me faire ma propre idée sur la nature des rapports tissés entre les différentes communautés vivant à Cape Town. J’ai en effet pu éprouver par mes propres sens, dans ma chair de métis, chargée de sa propre expérience, les avantages et les limites de cette ville sud-africaine. J'ai vécu à Clifton pendant dix jours, quartier particulièrement huppé. J'ai donc, en tant que touriste, profité dans des conditions optimales des meilleures commodités.

On me parlait beaucoup des problèmes d'insécurité en Afrique du Sud et de la criminalité galopante, et bien que je n’ai jamais peur de voyager, à force d’être mis en garde, bien sûr j'avais fini par me laisser gagner par l'appréhension. Mais cette dernière est très vite balayée dès les premiers instants sur le sol de Cape Town. Quelle que soit la personne que l’on rencontre, le mot arc-en-ciel semble avoir été créé pour définir cette nation sud-africaine qui se recompose et apprend à redéfinir les rapports et la place de chaque citoyen, égal. Blancs et noirs travaillent et avancent ensemble. Ce voyage m’a fait du bien car j’y ai rencontré des gens sincères, bons naturellement.

Table Moutain, 12 apotres. sunset. Photo A.T.JPG
Table Mountain, 12 apotres, Crédit Photo : AT

Anne

Anne, alias « Anne de Cannes », journaliste dynamique, est passionnée de photos de paysages et de rando aquatique et pédestre. Elle partage avec nous ses meilleurs spots, à Cannes et aux alentours...