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A vous la cucina italiana !

Le marché coloré du Testaccio et son grand magasin slow food

La visite débute par le quartier du Testaccio qui, avant d’être ce lieu bohème et vivant, était connu pour ses abattoirs. Dégustez un espresso au comptoir, accompagné d’un cornetto (croissant), puis traversez le jardin des orangers et poussez la porte en bois du Ve siècle de la basilique Sainte Sabine. Colonnes, marbres, frises et mosaïques donnent le tournis. Ensuite, rendez-vous au mercato rionale (marché couvert). Ses étals colorés regorgent de délicieux produits locaux : prosciutto (jambon), Grana Padano(fromage) pâtes, huile d’olive, vins et miel du Latium…

Descendez jusqu’à Ostiense pour visiter Eataly, le temple du slow food. Cet ancien terminal de gare propose un saisissant échantillon de produits alimentaires italiens, d’une qualité incomparable. Ses trois étages mêlent boutiques, ateliers et restaurants.

Si vous avez une petite faim, offrez-vous un panini préparé sous vos yeux. Pour un repas plus consistant, direction la trattoria Felice a Testaccio. Les pâtes rigatoni à l’agneau se marient avec délice à un verre de vin blanc Frascati.

Antipasti, vin et pizza dans la Rome antique

L’après-midi, rejoignez le centre à pied. Admirez au passage le cirque Maxime, le Colisée et les forums romains. Ensuite, plongez dans le quartier vallonné du Monti et faites une pause « douceurs » dans une pasticceria : cappucino et cantuccini (biscuits aux amandes) à l’Antico Forno Ai Serpenti, maritozzi (pains au lait et à la crème) chez Regoli ou cannoli siciliani (petits tubes fourrés à la crème) au Ciuri Ciuri.

Le Palais Maxime est tout proche. Déambulez entre les bustes, objets d’art, bronzes et autres sarcophages vieux de deux millénaires. En sortant, prenez un verre de Valentini à l’enoteca Al Vino avec une assiette de légumes confits. Pour le dîner, rendez-vous au Da Dino près de la gare Termini pour vous régaler d’une pizza forno a legna (cuite au feu de bois) accompagnée du vino della Casa (vin de la maison).

JOUR 2

Haltes gourmandes le long du Corso  

Commencez votre matinée au Rosati, un vieux café très chic de la piazza del Popolo. Sirotez un café ristretto (serré), macchiato (noisette) ou latte (crème) et laissez-vous tenter par une pâtisserie fine. La via del Corso vous attend. Écartez-vous de l’artère commerçante pour monter les marches de la place d’Espagne. Continuez jusqu’à lafontaine de Trevi. Jetez-y une pièce puis savourez une gelato artisanale (glace) de chez San Crispino.   

Un café italien sinon rien

Dirigez-vous ensuite vers la place du Capitole, dessinée par Michel-Ange, qui impressionne par ses dimensions, son sol aux dalles géométriques, le bronze central de Marc-Aurèle et les imposants escaliers encadrés par Castor et Pollux. Poursuivez votre chemin vers le Panthéon, le temple romain le mieux conservé. Une pause café (torréfié sur place, s’il vous plaît !) s’impose au Caffè Sant’Eustachio. Ensuite direction place Navone et ses trois somptueuses fontaines.

Travestere

Quand les cuisines juive et romaine se marient… 

Le quartier du Ghetto n’a rien oublié de ses racines juives. Les gastronomes éclairés courent chez Piperno se délecter de mets classiques impeccablement préparés dans un décor raffiné, face à l’île Tibérine. Abbacchio (agneau de lait), carciofi alla giudea (artichauts), trippa alla romana (tripes), scampi fritti (crevettes grillées)… Les papilles sont à la fête ! 

Après ce délicieux déjeuner, baladez-vous dans le mercato biologico situé à Campo dé Fiori. Organisé par l’association de producteurs « Di Sana Pianta » (usine de la santé), il se tient tous les dimanches jusqu’à la tombée de la nuit. Traversez ensuite le pont Mazzini et longez les berges du fleuve jusqu’au quartier du Trastevere. Son charme fou et son authenticité se retrouvent dans l’assiette. L’Osteria Zi’ Umberto est le repère des Romains tandis que l’Antico Arco propose une cuisine plus recherchée. À réserver si on veut pouvoir l’apprécier…   

Vous êtes un aficionado de cuisine méditerranéenne ? Venez découvrir notre guide Tapas and Co à Barcelone !

Les antipasti, une tradition italienne

Ces petits plats servis « avant les pâtes » consistent en un assortiment de hors-d’œuvre : charcuterie, fromages, bruschettacrostini (petites tranches de pain grillé garnies)... Les enoteca (bars) les offrent souvent avec le verre de vin, à l’heure de l’aperitivo. Les Romains ont une préférence pour les supplì di riso (riz et mozzarella), les fiori di zucca fritti (beignets de fleurs de courgette aux anchois) et les tramezzini (petits sandwichs triangulaires fourrés au thon, au brocoli…). 

Rome sous la plume de Edda Onorato

Dans son livre « Un déjeuner de soleil en Italie » (publié en 2011 aux éditions Altal), la blogueuse franco-romaine nous livre ses recettes de cuisine italienne et ses bonnes adresses, entre deux anecdotes personnelles. Pastarisotto et cassata (gâteau sicilien à base de génoise, de ricotta et de pâte d’amande) n’ont pas de secret pour elle. 

Rome en bref 

Quand y aller ?

Quand il s’agit de gastronomie, Rome est un enchantement toute l’année ! Quoi de mieux que de savourer un plat de penne rigatti en hiver… et une gelato (glace) fraîche et fondante en été !

Comment se déplacer ?

A pied : dans tout le centre historique

Bus : 5h30-minuit + lignes nocturnes

Tramway : 5h30-minuit ; 6 lignes

Métro : 5h30-0h30 (1h30 ven.-sam., 23h30 dim.) ; 2 lignes, A et B, jonction à Termini

Taxi : entre 6 et 10€ la course en ville

Où dormir ?

La place d’Espagne regorge de bonnes adresses. Pensez aussi à regarder du côté du Panthéon.

Où manger ?

Felicie a Testaccio : via Mastro Giorgio, 29

Al Vino : via dei Serpenti, 19 ; Monti

Rosati : piazza del Popolo, 5A

Piperno : via monte dei Cenci, 9 ; Ghetto

« Plus un plat est simple, plus le risque est grand. »

Né à Rome en 1953, Fulvio Pierangelini rejoint la cuisine de manière fortuite. Diplômé de Sciences Po Paris, il est d’abord moniteur de voile avant de créer le restaurant qui le rendra célèbre, Il Gambero Rosso, près de Pise en Toscane.

Sa cuisine, plutôt complexe à ses débuts, a évolué vers un style beaucoup plus épuré afin d’atteindre son objectif premier : se concentrer sur la vérité du produit. Les saveurs subtiles et sans artifice de ses plats lui valent 2 étoiles au Michelin.

Depuis 2008 il est chef consultant pour les palaces de la chaîne Roco Forte. On retrouve sa patte à l’Hôtel de Russie, via del Babuino à Rome, à deux pas de la place del Popolo.

5 évènements culinaires incontournables

Février : Carnaval ; spécialités : frappe, castagnole (petites bouchées sucrées), gnocchi

Mars : Fête de la Saint-Joseph (19 mars), quartier Trionfale ; spécialités : bignè di San Giuseppe (petites patisseries)

Mars-avril : Pâques ; spécialités : abbacchio al forno (agneau cuit au four), torta pasqualina (dessert de Pâques)

Juin : Fête de la Saint-Jean (23 juin) ; spécialités : porchetta (porc rôti), escargots

Décembre-janvier : Marché de Noël, place Navone ; spécialités : fritti (pommes de terre), panettone (brioche fourrée aux raisins secs), nougat